Il y a les femmes au top de la mode, des femmes romantiques, des femmes vieux-jeu ou trop jeunes, des femmes techtonik, des femmes rock ou glam, des femmes hippies, des femmes écolo ou surconsommatrices, des femmes d’affaires, des femmes yaourt et feuilles de salades, des femmes sportives, des femmes rasta. Et tant d’autres.
Parmi toutes ces tendances et ces différents styles, j’ai du mal à trouver le mien. En fait, je suis facilement influençable. Je suis un véritable caméléon et j’adopte le style des femmes qui m’entourent. A force, je me rendais compte que j’étais pathétique: à essayer tous les styles qui m’entourent, aucun jusqu’à présent ne m’a plus totalement mis à part le dernier que je suis en train de découvrir.
Je suis en train de me diriger vers un mode de vie très … naturel? Comme un recentrage vers moi, j’essaie de m’écouter plus attentivement. D’ailleurs, l’année prochaine, je compte me remettre au yoga de façon très régulière. Voilà, je le dis tout-de-go, je recherche la douceur.
A y regarder de plus près, je n’ai jamais apprécié les artifices trop violents qui finalement effacent notre propre corps. Ce dernier que je tente de reprendre en mains depuis quelques temps déjà.
Je cherche les matières, les sons et les odeurs brutes. Je voudrais apprendre et écouter ce que mon corps tente de me dire depuis des années. Apprendre de soi-même est l’un des plus grands défis que je me pose en ce moment.

Alors je me penche doucement vers les méthodes naturelles, les plats végétariens, les cosmétiques bio. Je m’intéresse également à une certaine forme de spiritualité tel que le bouddhisme. Car si je m’écoute attentivement, je ne peux trouver en moi-même de preuves suffisantes de l’athéisme que je défends. C’est dur à l’admettre mais je ne peux me résoudre à ne pas croire. Un je ne sais quoi me pousse vers quelque chose de supérieur. Hier, je lisais: “je veux pouvoir être avec Dieu à tout instant mais profiter de tous les plaisirs de la vie à tout instant”. Je me suis rendue compte que c’est ce que j’essaie de concilier depuis des mois. Ma foi connait des chemins si sinueux que je m’y perds.
“Je voudrais faire durablement l’expérience de Dieu. Parfois, j’ai l’impression de comprendre la nature divine de ce monde, mais ensuite, elle m’échappe parce que je me laisse distraire par mes désirs et par des craintes insignifiantes. Je veux être avec Dieu tout le temps. Mais je ne veux pas devenir religieuse, ni renoncer entièrement aux plaisirs de ce monde. Je veux apprendre, je crois, à vivre dans ce monde en jouissant de ses délices, mais également en me consacrant à Dieu.”
Extrait de “Mange prie aime” d’Elizabeth Gilbert.
Doucement encore, toujours doucement … Tel est le nouveau mode de vie que j’aimerais respecter pour mieux me respecter et enfin me ressembler sans chercher à jouer à être ce que je ne suis pas.