Archive pour Emotions

Bastardo! Cretino!

Je suis en Italie depuis quelques jours. Je m’excuse de mes eventuelles fautes d’orthographe car j’ai un clavier qwerty et j’avoue que c’est un peu la merde pour les accents.

L’Italie… je dirais d’abord que c’est comme une immence piece de theatre ou l’on joue la perpetuelle scene de la grosse orgie. Je precise que je me trouve en Toscane. Tout sent la bouffe et le paraitre. C’est un regal pour les yeux et les papilles! Tout sent bon l’ail, les pates, la bonne humeur et tout sent bon l’hypocrisie. C’est un pur delice de vivre dans cette agitation permanente des sens. Aujourd’hui encore, j’ai vu la mer, si pres des montagnes, avec des bateaux a voiles blanches dans un golfe, entoures de roches, d’arbres et de fleurs aux couleurs trop vives avec ses femmes entourees de momes et de cremes a bronzer. C’etait la sensualite pudique de la nature qui faisait surface comme si l’hiver l’avait pietine, mais juste un peu. Les sens sont toujours les plus forts.

Je reve de tout plaquer pour tout montrer a K. Je pense que nous allons venir ici pour mon anniversaire (vers fin juillet). Je dois lui montrer ca. C’est fou car l’Italie est vraiment le pays de l’amour et de la sensualite. D’ailleurs, dans l’architecture italienne, les chambres a coucher sont toujours 2x plus grandes que les cuisines. En Belgique, c’est pratiquement le contraire. Parce que l’Italie, c’est la delicatesse et la sauvagerie du couple, c’est le soleil qui rend les personnes belles et desirables; ce qui fait que la chambre a coucher parait tout aussi agreable que la bouffe. Tout sent la bouffe. Meme la ville. Tout. C’est un veritable poeme.

Je n’ai jamais ressenti une telle farniente dans un pays. L’amour, la sensualite. Tout cela va de pair avec la bouffe qui se veut etre abondante, voluptueuse, ronde, graisseuse, pleine de gout et de chair. Vraiment, je ne peux pas venir avec des amis dans ce pays, il est trop … plein d’erotisme que cela en deviendrait genant.

Je reve de prendre un calepin et de raconter mes conneries dedans plutot que de vous raconter mes betises a 1h du mat. Je noterais mes pensees et mes idees. Tiens, je pense que j’ai trouve un nouveau truc a faire. Bon aller, je vous laisse, j’ai des heures de sommeil a faire :)

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Mais?

Je viens de redécouvrir au hasard de la musique des chansons arabes sur lesquelles je dansais déjà en Arabie. Je sens mon coeur s’ouvre et se ferme subissant les aléas de mes émotions, entre rires et larmes. Magnifique!

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On attend quoi, au fait?

  • En écoutant: Ridan – Ulysse

Je change pour la énième fois le design du blog, ça doit être le printemps naissant qui me donne des idées. En tout cas, je suis occupée depuis 1 heure sur Itunes pour découvrir les nouvelles chansons et autres merveilles que peut avoir ce merveilleux magasin virtuel. Entre autres, j’ai (re)trouvé Mano Negra, Ridan ou le nouveau Madonna (je tombe à chaque fois dans le piège du système).

Depuis hier, je porte un petit bracelet de prière ramené par ma grand-mère du Vatican. Du haut de 86 ans, elle a été en Italie voir mes parents malgré ses grands handicaps; c’est une véritable performance de sa part (et de la part de mes parents). Du coup, je suis tombée amoureuse de ce petit bracelet de perles rouges avec une petite croix discrète en pendentif. Il me fait penser qu’on peut dépasser ses limites, même à un âge avancé. Qu’on a beau être à la fin de sa vie, on a toujours le droit de vivre intensément. Est-ce que ce bijou me portera chance pour mes examens? Je pense qu’il m’aide à me dépasser, toujours aller vers le meilleur de moi-même.

Je suis toujours chamboulée lorsque je reviens d’un séjour chez les parents de Kevin (que nous avons été voir pour le 1er mai). Disons que je ne suis pas aussi conformiste qu’eux. A chaque fois que je les vois, on me parle de mariage, d’enfants. Lorsque je leur ai confié mon projet de faire un master en théologie en 2 ans, j’ai entendu “pourquoi tu ferais pas un enfant pendant ces 2 ans?”. Cet enfant doit être un garçon. J’imagine qu’il devra être baptisé. Je ressens la pression de la ligne de conduite officielle à prendre pour une femme. Et je n’en veux pas. Je n’ai pas envie de prendre ce chemin tracé par les conventions. Je ne rêve pas de mariage. Je ne veux pas faire un enfant au lieu de faire un master supplémentaire. Je ne veux pas faire baptiser mes futurs enfants. Je veux leur laisser le choix. Au fond de moi, j’aimerais avoir des enfants mais pas dans ce schéma là. J’aimerais les avoir avec K. mais si loin de cette Belgique. J’aimerais les élever loin des préjugés familiaux, loin de la carte routière de la vie qu’on me trace sans prendre en compte mon avis. J’ai envie de faire mes études, me trouver un emploi à Bahrain, ne jamais être trop loin de mes parents, que K. me suive, gagner ma vie et enfin viennent les enfants. Si je les suis dans leurs idées, je sais que je vais être plombée ici. J’imagine déjà les disputes. Je raterais quelque chose. Je me sens pieds et poings liés. De plus, ils ne digèrent pas le fait que je voyage sans K. lorsque j’en ai la possibilité. D’ici une semaine, je pars voir mes parents en Italie. Je leur en parlerai et je sais déjà ce qu’ils vont me dire: “qu’ils se mêlent de leurs affaires”, “tu fais ce que tu veux”, “tu es libre, ne l’oublie jamais”. Oui, je suis libre, et j’irai au bout de mes idées.

C’est tout ça que ce petit bracelet représente.

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Apprendre de soi-même.

Il y a les femmes au top de la mode, des femmes romantiques, des femmes vieux-jeu ou trop jeunes, des femmes techtonik, des femmes rock ou glam, des femmes hippies, des femmes écolo ou surconsommatrices, des femmes d’affaires, des femmes yaourt et feuilles de salades, des femmes sportives, des femmes rasta. Et tant d’autres.
Parmi toutes ces tendances et ces différents styles, j’ai du mal à trouver le mien. En fait, je suis facilement influençable. Je suis un véritable caméléon et j’adopte le style des femmes qui m’entourent. A force, je me rendais compte que j’étais pathétique: à essayer tous les styles qui m’entourent, aucun jusqu’à présent ne m’a plus totalement mis à part le dernier que je suis en train de découvrir.
Je suis en train de me diriger vers un mode de vie très … naturel? Comme un recentrage vers moi, j’essaie de m’écouter plus attentivement. D’ailleurs, l’année prochaine, je compte me remettre au yoga de façon très régulière. Voilà, je le dis tout-de-go, je recherche la douceur.
A y regarder de plus près, je n’ai jamais apprécié les artifices trop violents qui finalement effacent notre propre corps. Ce dernier que je tente de reprendre en mains depuis quelques temps déjà.
Je cherche les matières, les sons et les odeurs brutes. Je voudrais apprendre et écouter ce que mon corps tente de me dire depuis des années. Apprendre de soi-même est l’un des plus grands défis que je me pose en ce moment.

Alors je me penche doucement vers les méthodes naturelles, les plats végétariens, les cosmétiques bio. Je m’intéresse également à une certaine forme de spiritualité tel que le bouddhisme. Car si je m’écoute attentivement, je ne peux trouver en moi-même de preuves suffisantes de l’athéisme que je défends. C’est dur à l’admettre mais je ne peux me résoudre à ne pas croire. Un je ne sais quoi me pousse vers quelque chose de supérieur. Hier, je lisais: “je veux pouvoir être avec Dieu à tout instant mais profiter de tous les plaisirs de la vie à tout instant”. Je me suis rendue compte que c’est ce que j’essaie de concilier depuis des mois. Ma foi connait des chemins si sinueux que je m’y perds.

Je voudrais faire durablement l’expérience de Dieu. Parfois, j’ai l’impression de comprendre la nature divine de ce monde, mais ensuite, elle m’échappe parce que je me laisse distraire par mes désirs et par des craintes insignifiantes. Je veux être avec Dieu tout le temps. Mais je ne veux pas devenir religieuse, ni renoncer entièrement aux plaisirs de ce monde. Je veux apprendre, je crois, à vivre dans ce monde en jouissant de ses délices, mais également en me consacrant à Dieu.”
Extrait de “Mange prie aime” d’Elizabeth Gilbert.

Doucement encore, toujours doucement … Tel est le nouveau mode de vie que j’aimerais respecter pour mieux me respecter et enfin me ressembler sans chercher à jouer à être ce que je ne suis pas.

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Eat, Pray, Love.

Quand j’ai lu cet article tout à l’heure, j’ai eu directement envie de la découvrir. Elizabeth Gilbert décide de plaquer sa vie new-yorkaise. A 30 ans, elle s’offre un an, seule. Elle choisit de passer 4 mois en Italie puis en Inde et enfin en Indonésie. Trois pays en I, “je” en anglais. Elle part donc à la recherche d’elle-même et de la nature humaine avec à la clé une promesse d’autobiographie à la fin de son périple à un éditeur qui l’aide financièrement

Ce qui m’a frappée dans son histoire, c’était la sérénité qu’elle en a tiré. Maintenant, elle écrit, c’est bien comme ça. Elle a rejeté les projets, la vie à 100 à l’heure, la vie qui se vit dans le futur. Oui en fait, j’admire qu’elle sache parler au présent.

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Bain de soleil sur la terrasse.

Bruxelles a du mal à sortir de l’hiver. Avril a connu la neige. Mars n’a pas connu plus de 60h de soleil. Les arbres ont du mal à bourgeonner et mon corps a du mal à sortir de sa léthargie hivernale. Juste, qu’aujourd’hui, et depuis hier, le soleil se montre enfin. Bien sur, des nuages tentent de le cacher, mais j’ai pris le risque de m’installer sur la terrasse pour étudier. A ma grande surprise, il fait bon au soleil et je me sens vieillie de 10 ans. J’ai le corps endormi et les articulations grinçantes à cause d’un hiver qui m’a endurcie. Depuis longtemps, je n’ai plus pris le soleil, hormis une ou deux occasions spéciales. Je sens maintenant tout le poids du froid qui retombe. Mes os se réchauffent un peu. Je prends quelques couleurs. En fait, je reprends petit à petit conscience de mon corps. Il est d’une blancheur à faire peur. Il est sec et gros, prêt à tomber comme une feuille morte. Les cheveux sont ternes, la peau du visage est grasse, mes veines se voient sur les mollets. Il y a quelques jours, en regardant une interview d’une journaliste basée à la Réunion, je me suis replongée dans ma vie saoudienne faite de soleil perpétuel. Je me suis rendue compte comment le froid peut rendre de mauvaise humeur, que le froid rend tout gris et laid. Vraiment, je déteste le froid. Il a suffi d’une heure de soleil sur la terrasse pour que je reprenne conscience de mon corps.

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Les dessins animés.

Depuis quelques temps déjà, je me replonge dans les dessins animés qui ont bercé mon enfance. Je redécouvre en fait, avec des étoiles pleins les yeux, les classiques de Disney. On y voit encore le dessin sur papier, les couleurs un peu vieillottes. C’était un peu fâné, lent, doux, parfois dur. Je ne crois pas que cela encore la même chose à l’heure actuelle de la 3D, de la musique à plein volume, de la multiplication des plans et des couleurs criardes. Voilà que je deviens nostalgique.

Après avoir été loué Le livre de la jungle, me voilà plongée dans les aristochats. Même K. a crié “c’est géniaaaal” comme si c’était la dernière nouveauté. Il y a des tas de dessins animés qui refont surface et que j’avais oublié malheureusement: cendrillon, la petite sirène, blanche-neige, peter-pan, pocahantas, mulan … Demain, j’irai arpenter les rayons des dvd en location près de chez moi histoire de revoir mes souvenirs. J’adore faire cela. La première fois que j’ai ressorti un vieux film, c’était “retour vers le futur 1″. Les bruits m’étaient familiés mais tellement loitains. C’était agréable. Puis il y a Superman (celui des années 80, le tout bon évidement avec les yeux lasers fait avec des pailles en plastique rouge). Vraiment, je me replonge dans cette magie et je ne veux pas en sortir!

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La rentrée, c’est demain, à 6:00 AM.

Je viens de passer 15 jours de décompression totale et intense. Je n’ai pas pensé une seule seconde à l’ambiance morose qui règne dans les auditoires que j’arpente. Au contraire, j’ai réfléchi positivement aux deux prochains mois qui arrivent: ma vie se résumera à mon bureau.
Désolée de vous bassiner avec ça mais à partir de demain, le sérieux reprend vie: cours, notes, résumés, nervosité. A six heures du mat’ la journée commencera et s’achèvera le 12 juin dans la dignité je l’espère. Mes examens commencent le 16 mai. Cela me fait donc une énorme session. Mais advienne que pourra, je commence demain.
Pour que tout soit au mieux, j’ai besoin d’organisation. J’ai rangé méticuleusement mon bureau. J’y ai placé une fontaine Bouddah pour me porter chance (qui sait?). Les compilations et la radio sont en position pour être écoutées de façon intensive. Tout est fin prêt pour commencer les révisions.

Venons-en au meilleur: les vacances. Comme d’habitude, j’ai vécu à du 100 à l’heure. Nous sommes partis chez les parents de K. – partis en vacances- pour s’occuper de leur maison et de leurs chiens. Puis, nous sommes partis à Wimereux à l’occasion de l’anniversaire de V. et enfin, à Ostende. J’ai pris un sacré bol d’air, je ne me souciais de pas grand chose. D’ailleurs, mis à part ces derniers jours, je n’ai même pas touché une seule fois au ménage, c’est dire mon état détendu. On a vu des paysages à couper le souffle, on a ri comme des baleines et on a écouté RFM avec les larmes aux yeux en se baladant le long du littoral français. Ca fait du bien.

Maintenant, nous retournons à nos chères habitudes de blocus. Cette fois-ci, je positive, c’est nouveau. Et demain, je commence un régime. Oui, je me suis pesée ce matin, ça motive, forcément. Les fringues, l’été, les voyages, ça donne des milliers de raisons pour perdre les 30 kilos que j’ai accumulé depuis que je suis en Belgique. Oui 30, c’est le bon chiffre: quand la nourriture comble un malêtre profond ça donne ce genre de résultats, je vous le garantis. Mais avec un esprit libre, léger et heureux, je pourrais y arriver, non?

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Rendre vivantes les années!

Fleur de lotus

Je prépare doucement le voyage au Vietnam. Depuis quelques semaines en fait, je suis avide de documentaires et de bouquins traitant de ce pays. Demain, je vais mettre à jour mes vaccins ( qui semblent déjà complets ) et demander conseils au médecin pour celui de la fièvre jaune. D’ici une semaine, j’aurais de plus amples informations pour la demande de visa et l’organisation du voyage. Il n’y a pas à dire: je suis excitée comme une puce!
Je n’aurais jamais été si loin et n’aurais jamais fait autant d’heures de vol (15 heures). Et surtout, je ne suis jamais encore partie avec une famille qui n’est pas la mienne. Je me jette dans l’inconnu. Je suis tellement heureuse que V. et sa famille me fassent confiance et m’emmènent découvrir le Vietnam. Dieu sait que les voyages sont ma tasse de thé.

V. et moi, c’est un peu une histoire d’amitié, simple, constructive et heureuse. On sait. C’est ça la différence avec toutes les amitiés que j’ai eu auparavant mais jamais, ô grand jamais, je n’ai été unie de cette manière là. Elle est moi et je suis elle: nous sommes étrangères et nous savons. Mais nous savons quoi? Tout de la vie ou presque, ce qu’elle renferme est dans les voyages et dans les désastres humains. Elle m’a donnée sa part belge, je lui ai donné ma part étrangère, et finalement, on ne s’assume que lorsqu’on est ensemble.
Je sais bien qu’elle va lire ces lignes avec un je-ne-sais-quoi qui donne les larmes aux yeux. Je sais aussi que j’ai envie qu’on se suive dans la vie, qu’on construise quelque chose, là-bas, quelque part. K. nous suivrait les yeux fermés, on monterait un truc, on changerait quelque chose, tu vois? Qu’importe le lieu, qu’importe le moment, c’est dans nos karmas!
Peut-être que vivre 3 semaines ensemble va nous tuer? Non, je suis sûre que cela sera pire au retour. Pire car j’aurai vu son autre visage, son autre vie, à l’autre bout de la Terre. Je suis prête à tout voir, à tout entendre, car tout ce qu’elle me montrera sera beau et sensible.

Un jour, quelqu’un m’a dit: “Tu es toujours heureuse avec V.” Et là, j’ai compris.

Il y a des choses que l’on se doit de garder précieusement au fond de son coeur, garder ce genre de moments et de projets pour rendre vivants les années que l’on a entre nos mains. “A quoi bon donner des années à la vie si on donne de la vie aux années?”

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